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Olayinka Omigbodun President of the congress |
UNE EXPERIENCE EXCEPTIONNELLE VOUS ATTEND A PARIS Le 20ème Congrès Mondial de la IACAPAP (Association internationale de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent et des professions associées), qui aura lieu à Paris, promet d’être une expérience unique pour plusieurs raisons. Le tout premier Congrès mondial de psychiatrie de l’enfant fut organisé et présidé par Georges Heuyer à Paris. Ce fut le prélude à la création de la IACAPAP en 1948 et le début de plusieurs décades de congrès fructueux à travers le monde. Tenir de nouveau un congrès à Paris, c’est se souvenir des débuts et de ce qui a été construit, nourri et soutenu par la vision, la passion, le sacrifice, l’unité et l’amitié de tant de professionnels de la santé mentale de l’enfant et de l’adolescent qui ont tenu les rênes de cette association tout au long de ces années. Paris accueille de nouveau le congrès de la IACAPAP. C’est la seule cité qui ait bénéficié d’une telle attention et du privilège de rassembler, pour la troisième fois, les professionnels des multiples disciplines impliquées dans le soin et l’étude de la santé mentale des enfants et des adolescents. De plus, Colette Chiland, qui a présidé le second Congrès de la IACAPAP à Paris en 1986, est la coordinatrice du comité de pilotage pour le Congrès de 2012. Colette apporte à l’organisation de ce Congrès sa force, son engagement et ses années d’expérience au service de la IACAPAP. Elle y travaille avec David Cohen, Président du Comité d’organisation, et Claude Bursztejn, Président du Comité du programme, et les membres de la Société Française de Psychiatrie de l’Enfant et de l’Adolescent et Disciplines Associées (SFPEADA). Paris bénéficiera de l’expérience acquise, ce qui apparaîtra dans le Congrès. Le thème du Congrès « Cerveau, psyché et développement » marque un changement de perspective : on passe des processus pour faire avancer la santé mentale de l’enfant et de l’adolescent, qui ont été les thèmes des trois derniers congrès de la précédente décennie et du premier congrès de cette décennie, à l’étude de l’avancée et des percées scientifiques qui poseront les fondements pour améliorer la compréhension et le soin en santé mentale de l’enfant et de l‘adolescent dans le futur. Le thème du 16ème Congrès mondial à Berlin en 2004 était « Faciliter les chemins », celui du 17ème Congrès à Melbourne « Favoriser la diversité », celui du 18ème Congrès à Istanbul « Porter l’espoir entre l’Est et l’Ouest pour les enfants, les cultures, les conflits ». Au 19ème Congrès à Pékin en 2101, le thème était « Améliorer la santé mentale de l’enfant en augmentant la prise de conscience et les nouvelles voies thérapeutiques ». Le thème du Congrès de Paris représente un mouvement significatif des « processus » au « contenu ». Au cas où les professionnels de santé mentale de l’enfant et de l’adolescent des régions émergentes déploreraient leur manque de moyens pour une recherche de haute technologie concernant les gènes et l’imagerie, un regard approfondi sur le programme montre qu’il offre des opportunités pour tous de présenter leur travail, de quelque région qu’ils viennent. Quels facteurs dans nos environnements agissent en faveur de la résilience ou de la vulnérabilité pour l’enfant qui se développe ? Quel est l’impact de nos diverses pratiques culturelles sur le cerveau et la psyché de l’enfant qui se développe ? Retrouvons-nous à Paris pour célébrer l’histoire de la IACAPAP, la pratique et le progrès en santé mentale de l’enfant et de l’adolescent partout dans le monde. Il y aura la possibilité pour les participants de parler en anglais ou en français. Paris promet de fournir un riche programme scientifique, et de réunir des participants de diverses cultures, quel que soit le niveau de ressources de leur cadre de travail ; une occasion incomparable de mettre en réseau social des professionnels du monde entier réunis pour parler de et pour leurs enfants. Soixante-quinze ans après le premier Congrès de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent à Paris, bienvenue à Paris 2012. Olayinka Omigbodun |
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Colette Chiland Coordinatrice du Comité de pilotage |
Le thème « Cerveau, Psyché et Développement », que nous avons choisi pour le 20ème Congrès mondial de la IACAPAP, est une invitation à faire le point sur les conséquences des avancées des neurosciences pour la compréhension du fonctionnement psychique et le traitement de ses troubles. Les dernières décennies ont vu évoluer la conception que l’on avait des interactions entre l’équipement biologique et l’environnement. On ne pense plus en termes de causalité linéaire directe entre un gène et un trouble, ou en termes d’inné et d’acquis. On prend en compte l’environnement génomique et l’environnement tout court, on pense le développement en termes d’épigenèse et, s’agissant des troubles psychopathologiques, on distingue les facteurs de risque, les facteurs pronostiques, les facteurs de protection et les facteurs de maintien. Naturellement rien ne se passe dans la vie psychologique sans un événement dans le cerveau. Les techniques d’imagerie fonctionnelle l’ont montré sans ambiguïté. Mais les structures cérébrales dont l’enfant est pourvu à la naissance doivent être activées et modelées par les expériences vécues. Il n’existe pas de langue primordiale de l’humanité, nous parlons la langue qu’on nous parle ; nous lisons tous en activant la même aire cérébrale, mais nous lisons des caractères romains ou des caractères chinois en fonction d’un apprentissage culturel. Dans tous les secteurs de notre activité dans le champ de la santé mentale, la gageure est de combiner la rigueur scientifi que avec la qualité de la relation humaine. Les connaissances récentes sur la plasticité neuronale et l’épigenèse apportent un éclairage nouveau sur les relations entre facteurs de risque, biologiques ou sociaux, et développement de l’enfant, approches thérapeutiques psychologiques et fonctionnement du cerveau, expériences traumatiques et transmission à l’enfant. Dans cette perspective, le partage des expériences cliniques acquises dans différents pays, pour les grandes psychopathologies, sera sans nul doute l’un des enjeux de ce congrès.
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David Cohen Président du Comité d’organisation |
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Claude Bursztejn Président du Comité du programme |